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Offrir aux partisans d'une intégration politique de l'Europe des arguments contre l'europhobie galopante

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Le cynisme anglo-scandinave

Si le traité de Lisbonne n’est pas encore complètement ratifié du fait de la mauvaise volonté du Président tchèque (voir la pétition lancée sur http://www.petitiononline.com/OKLisbon/petition.html), il est de fait entré dans les esprits et les 27 commencent à l’intégrer dans leur stratégie.

Le premier obstacle va être la désignation du président du Conseil pour trois ans. Il est intéressant de constater que les Britanniques sont profondément divisés sur la question. Autant le parti de David Cameron qui risque fort de remporter les élections en juin prochain est arc-bouté contre la nomination de Tony Blair, autant le reste du Royaume-Uni verrait d’un bon œil l’ancien premier ministre en Président de l’Europe. Challenge reproduit cette semaine un article significatif du très eurocritique The Economist qui en dit long sur le revirement qui se fait jour chez nos voisins d’Outre-Manche.

http://www.challenges.fr/magazine/international/0185.026968/europe_rveilletoi_.html

Il est piquant de voir que ce que The Economist reproche au traité de Lisbonne, c’est de ne pas s’attaquer aux aides de l’État et de donner un plus grand pouvoir au Parlement européen, sans voir que les parlements nationaux verront aussi leur pouvoir accru. C'est-à-dire exactement le contraire de ce que lui reprochent les europhobes français... tant il est vrai que chacun voit les choses à travers son prisme déformant, et qu’on est encore très loin d’une vue commune sur l’avenir de l’Europe.

En fait, on pourrait résumer la position de The Economist de la façon suivante : si c’est Tony Blair qui prend la tête du Conseil, plutôt qu’un de « ces europhiles au profil effacé de l’Europe du Nord », Lisbonne aura été une bonne chose... avant tout pour le Royaume Uni. Tant il est vrai que les Britanniques restent incapables de voir dans l’Europe autre chose qu’un marchepied pour les ambitions ou les intérêts de la Grande-Bretagne...

Il ne faut pas leur en vouloir, car c’est le cas pratiquement dans toute l’Union. Un autre article, reproduit cette fois dans Courrier international, nous montre le cynisme des Suédois et des Danois, qui eux aussi ne voient dans l’Europe qu’un moyen de ne pas être laminés dans le concert des nations. Au moins font-ils preuve de plus de réalisme que les Français souverainistes qui rêvent encore d’une France qui a son mot à dire ;

http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/08/l-ue-les-scandinaves-et-nous

Il faut toutefois nuancer l’analyse, qui émane du Daily Telegraph, un des journaux britanniques les plus europhobes!...

 

Pauvre Europe. !... Une fois encore, l’idéal des pères fondateurs semble bien loin. Il faudra beaucoup de courage et de force de conviction aux parlementaires européens pour faire vivre cet idéal. Car c’est à Strasbourg que subsiste la foi dans l’Europe. Celle-ci a depuis longtemps déserté Bruxelles et Luxembourg, les deux autres capitales européennes, où l’on se préoccupe plus de tristes marchandages aux subventions et aux passe-droits que de créer un ensemble de nations unies par un même idéal et de mêmes valeurs pour peser sur le cours des choses...

 

N'hésitez pas à donner votre opinion sur ces articles, qui ne sont destinés qu'à servir de support à l'ouverture d'un dialogue. Toutes les opinions sont bonnes à lire, à partir du moment où elles sont sincères et respectueuses de l'opinion adverse.

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<br /> Les désastreuses conséquences de l'aveuglement culturel bruxellois<br /> <br /> Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut voir, l'adage est bien connu.<br /> En refusant de mentionner dans le texte de la constitution ses racines chrétiennes, l'Europe de Bruxelles entendait se défendre d'être "un club chrétien", soit disant pour mieux garantir la laïcité<br /> des citoyens des états membres -en réalité pour donner des gages de soumission au géant musulman turc.<br /> Refuser de reconnaître que la chrétienté a fait l'Europe -et au premier chef, les moines grâce la géniale règle de St Benoît, véritable socle de la mentalité européenne dans son rapport au sens de<br /> la vie, du travail et de la société-, c'était aussi intellectuellement honnête que d'affirmer la platitude de la terre. Benoît XVI devait d'ailleurs apporter quelques mois plus tard la<br /> démonstration la plus lumineuse de cette "erreur volontairement consentie" dans son discours des bernardins, lu de sa toute petite voix devant un parterre généreusement garni de ces<br /> libéraux-libertaires épris de mondialisation inhumaine qui nous gouvernent, médusés par le caractère irréfutable des arguments du souverain pontife...<br /> Bref, au final le bénéfice de la "disputatio" revenait aux défenseurs des origines purement chrétiennes de l'Europe par la voix du pape, mais sur le terrain politique le mal était fait et la porte<br /> grande ouverte à "nos amis turcs"...<br /> <br /> Quelques mois plus tard -nous y sommes-, nous commençons tout juste à constater sur le terrain réel -celui des lois qui régissent nos moeurs- les ravages du négationnisme bruxellois. Il y aurait<br /> des centaines d'exemples à donner prouvant qu'en reniant notre héritage culturel, nous fonçons vers l'abîme et accélérons un déclin rendu inéluctable par notre incapacité à tirer les leçons des<br /> totalitarismes l'ayant engendré. J'en retiendrai deux qui me semblent particulièrement inquiétants. Ils proviennent l'un et l'autre d'un des tentacules les plus venimeux de l'hydre bruxelloise: la<br /> cour européenne des droits de l'homme, cette institution garante du dogme de la nouvelle religion des temps modernes: celle que j'appelle la "tolérance égalitaire".<br /> La cour européenne des droits de l'homme se réclame d'un intitulé aussi pervers que révélateur. Pourquoi? Parce que dans la nouvelle religion occidentale, les "Droits de l'homme", c'est la Bible,<br /> le texte sacré par excellence, celui qui fonde la démocratie et se trouve par là-même dogmatisé. Et pourtant, quoi de commun entre le texte de 1789, écrit et pensé par des européens pétris de<br /> culture chrétienne, et la notion de "droits de l'homme" aujourd'hui? A peu près plus rien, ou si peu... Car là où les rédacteurs français du XVIIIème siècle avaient traduit en termes politiques une<br /> idée de la société largement héritée du christianisme (respect de la dignité humaine en vue d'un bien commun qui dépasse l'individu), le texte original se voit aujourd'hui vidé de sa contrepartie<br /> que l'on pourrait appeler "les devoirs de l'homme", ce qui fait que les droits sont invoqués à sens uniques, essentiellement en guise de viatiques pour défendre des causes indéfendables (être<br /> respecté pour sa "différence", ou pour jouir indéfiniment sans contrainte ni entrave. Tant et si bien que la cour européenne des droits de l'homme, dans son agressivité à défendre les droits de<br /> l'Autre (la femme, l'homosexuel, l'étranger, le musulman, le Turc, bref: tout ce qui contredit l'archétype du vieil européen haïssable: homme, blanc, paternaliste, colonialiste, catholique,<br /> monogame, hétéro, etc...) s'autorise une ingérence dans notre vie privée qui l'apparente de plus en plus à une sorte de nouvelle Inquisition, faisant ainsi pendant à la sinistre Halde<br /> française.<br /> Au début de l'année, c'est ainsi que la cour européenne des droits de "l'homme" -je m'étonne que l'on tolère encore ce raccourci misogyne pour désigner les individus des deux sexes; que fait la<br /> police?- a cassé un arrêt d'un tribunal français qui avait interdit à une femme lesbienne d'adopter un enfant. Voici donc l'Europe caution du "progrès" social le plus en pointe, se jouant au<br /> passage de la loi française en lui faisant un magistral bras d'honneur, et donnant raison au lobby homo contre la loi la plus ancestrale et la plus fondatrice d'humanité: celle de la famille. Mais<br /> ce n'est pas grave: si la souveraineté bruxelloise était déjà au-dessus des nations, pourquoi se priverait-elle de dicter sa propre conception de la morale?<br /> Deuxième exemple: une italienne d'origine finlandaise a cru malin de saisir les nouveaux Torquemada de Bruxelles à propos de la présence de crucifix dans la quasi totalité des classes en Italie.<br /> Honte!!! Qu'allaient donc dire nos "amis" turcs? Peut-être se sentiraient-ils offensés dans leur musulmanitude? Et donc boum: arrêté de la cour des guignols de l'éthique enjoignant aux autorités<br /> ultra-montaines de faire cesser sur le champ cette intolérable atteinte à la liberté de pensée! Làs, les Italiens, ces indécrottables papistes, ces abrutis de Latins qui vivent encore comme au<br /> XIXème siècle, se sont révoltés. Patatras! 81% des personnes consultées, toutes sensibilités politiques confondues, se déclarent "choquées" que l'on ait pensé à retirer un "symbole indissociable de<br /> l'identité italienne". Et de faire un magistral bras d'honneur à Bruxelles. Vite! Faites donner la garde! Sus aux adversaires du progrès social!<br /> Nous voyons bien qu'en rejetant ses racines, pire: en les passant sous silence comme si elles n'avaient jamais existé, l'Europe se dépossède d'elle-même et en vient aux pires stupidités. Le<br /> sabordage est en cours, et le navire prend déjà l'eau. Mais, silence dans les rangs: le cour veille...<br /> <br /> <br />
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