Offrir aux partisans d'une intégration politique de l'Europe des arguments contre l'europhobie galopante
9 mai, fête de l’Europe
Pour fêter l’Europe, Le Parisien publie ce matin un sondage plutôt encourageant : Sondage Le PARISIEN
67% des Français souhaitent garder l’Euro. Ils ne sont que 30% à vouloir revenir au Franc. Voilà une bonne nouvelle : en dehors des sympathisants du FN et des supporters de Mélanchon, l’immense majorité des Français a compris que l’avenir de la France est dans l’Europe et non en dehors.
Alors la question se pose : quelle Europe ?
France-Inter avait invité ce matin Jean-Luc Mélanchon et Laurent Wauquiez, secrétaire d’État aux Affaires européennes. Un joli dialogue de sourds. Wauquiez insiste sur la relance de l’Europe qui serait tout entière à mettre au crédit de notre Président, et Mélanchon se prétend partisan de l’Europe, à condition que celle-ci ne comporte aucune perte de souveraineté : d’accord pour l’Europe, dit-il en substance, à condition qu’elle soit française, à gauche, protectionniste, étatiste, et surtout qu’elle ne vienne pas mettre son nez dans nos affaires... Un dialogue qui résume bien la situation en France : Oui à l’Europe mais comme je la veux, et non pas comme la veulent les autres pays membres, et à condition qu’elle ne mette pas des bâtons dans les roues de mon projet politique
Il y a encore du pain sur la planche pour parvenir à un vrai projet européen. Mais le sondage du Parisien nous redonne de l’espoir : les Français ne sont pas aussi stupides que Marine Le Pen pourrait nous le faire croire...
A propos, je relance une vieille idée que j’ai depuis longtemps : puisque nous devons travailler un jour chômé pour la solidarité envers les personnes âgées, pourquoi ne pas supprimer les congés du 8 mai et du 11 novembre et les remplacer par un jour de congé et de fête le 9 mai ? Ce qui aurait en outre l’avantage de décaler d’un jour le 8 mai, et ne plus avoir deux ponts à une semaine d’intervalle... Après tout, le dernier combattant de la Grande Guerre vient de mourir. Ne serait-il pas temps de revoir nos célébrations ? Il n’est pas question de les oublier, ni eux ni ceux de la dernière guerre, mais de faire de ces commémorations un véritable acte de foi en la paix retrouvée et en une Europe réconciliée, unie, solidaire, généreuse, qui pourrait être la référence et un modèle pour tous les peuples qui se sont déchirés ou se déchirent encore en des combats fratricides. N’est-ce pas pour cela, au fond, qu’ils ont donné leur vie, ces poilus qui ne savaient même plus pourquoi il fallait tuer ces « boches » qu’ils avaient en face d’eux... Ce serait le meilleur moyen d’honorer leur mémoire que d’associer tous les peuples européens, qui se sont tant combattus, dans une même célébration de la paix, de la fraternité et de l’espérance retrouvées. On peut rêver ?