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Offrir aux partisans d'une intégration politique de l'Europe des arguments contre l'europhobie galopante

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La crise de l’Euro menace l’Europe

La Zone Euro s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise, sans que l’on voit le bout du tunnel. Les déclarations s’enchaînent, mais la spéculation ne faiblit pas, car la confiance n’est toujours pas revenue. Et comment le pourrait-elle ? Lorsqu’on voit l’abîme qui se creuse entre les positions de la France et de l’Allemagne – mais aussi, sinon plus encore, de la Finlande et des Pays-Bas, qui en rajoutent sur la demande allemande d’austérité, on peut légitimement être inquiet.

Car loin de se rapprocher, les positions divergent, et de plus en plus : la France s’accroche à l’idée de monétiser – ou de communautariser - la dette, ce qui reviendrait à faire supporter le poids de la garantie (mais pas nécessairement du remboursement) aux pays vertueux, Allemagne en tête, et l’Allemagne n’en veut définitivement pas et s’accroche à la seule idée de rétablir l’équilibre des finances de la zone euro en purgeant les dettes des « PIIGS », mais aussi, sans le dire, de la France. La France voudrait officialiser dans la pratique – sinon dans les traités – le rôle que joue la BCE dans la crise depuis plus d’un an, en rachetant des obligations grecques, puis italiennes, espagnoles etc. et pérenniser le FESF (Fonds européen de stabilité financière). L’Allemagne s’en tient au traité (de Maastricht) : tout le traité – c'est-à-dire le respect du plafond de déficit annuel à 3% du PIB – mais rien que le traité, et oppose un veto ferme à toute idée de faire de la BCE une vraie banque centrale comme l’est la FED, c'est-à-dire qui puisse créer de la monnaie en émettant des bons du trésor (les « eurobons »)et en prêtant à taux réduit ou nul aux États-membres.

Qui a raison ? – On pourrait dire tout le monde et personne : cela dépend du point de vue dans lequel on se place. L’Allemagne a beau jeu de dire : « cela fait dix ans que nous nous serrons la ceinture, que nous renforçons notre compétitivité, que nous axons notre politique de développement sur la croissance de nos exportations et le contrôle des dépenses publiques, pendant que vous, les « pays du Club Med », vous avez vécu comme des cigales, finançant des dépenses sociales incontrôlées par la dette. »

Mais les « pays du Club Med » peuvent lui répondre : « c’est en grande partie grâce à nous, à la forte croissance de la consommation dans nos pays, soutenue par une dépense sociale accrue et des impôts en diminution, que vous avez pu vendre vos produits chez nous. Et si vous nous contraignez à une trop grande austérité, c’est vous qui allez être les premiers pénalisés, car nous n’achèterons plus vos Volkswagen, BMW et autres Audi... ». On peut rappeler à l'Allemagne que 60% de ses exportations sont faites vers les pays de la Zone Euro... On peut ajouter que si la crise se prolonge, c’est toute la zone Euro qui souffrira, et que l’Allemagne sera prise comme les autres dans la tourmente. Il y a une certaine arrogance et un grand manque de lucidité de l’Allemagne à croire qu’elle peut s’en sortir seule et qu’elle n’a pas besoin de « traîner le boulet » des autres pays membres. Mais il y a un réel cynisme de la part de la France à demander l’aide des pays vertueux pour l’aider à sortir du bourbier où elle s’enfonce depuis des décennies.

Ainsi l’on voit que l’avenir de l’Euro – et à travers lui, de l’Europe toute entière – est menacé par des divergences franco-allemandes qui ne font que s’aggraver. On mesure tout le risque qu’il y a à faire reposer les avancées de la construction européenne sur un tandem – celui de Sarkozy-Merkel – qui au demeurant, ne brille pas par sa clairvoyance et son courage. Il n’est que temps, comme le réclament de plus en plus de voix en Europe, surtout dans les autres pays, à droite comme à gauche, de redonner la main à une véritable instance supranationale qui pourra imposer ses vues aux différents États membres et imposer une réforme profonde de la zone Euro. Utopie ? Abandon de souveraineté ? Mais où est la souveraineté, quand on voit quatre pays européens qui viennent de connaître une crise politique majeure sous la pression des agences de notation, mettre à leur tête des techniciens de la finance, dont certains, comme le nouveau 1er ministre grec, ont collaboré avec Goldman Sachs au maquillage des comptes de la Grèce pour qu’elle puisse adhérer à l’Euro ?

La Commission devrait proposer mercredi trois solutions pour permettre l’émission d’eurobons qui garantiraient les dettes de tous les pays de l’Eurozone. Enfin ! Mais deux de ces solutions passent par une modification du traité de Lisbonne. On n’est pas tiré d’affaire !

Une seule chose est certaine, et fonde mon relatif optimisme : l’Allemagne est prise au piège de l’Euro. Où elle accepte – et plus elle tarde, plus l’addition sera salée – ou elle refuse, et se saborde avec l’Euro. Car une disparition de l’Euro dont elle porterait la responsabilité mettrait ses partenaires européens dans un tel marasme qu’elle risquerait fort de couler avec eux.

Alors de grâce, Mme Merkel : mangez votre chapeau et faites semblant d’accepter avec générosité ce qui tôt ou tard vous sera imposé sans gloire par les circonstances.

 

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Y
Je suis d’accord avec toi mais je crois en France que nous avons eu des gouvernements stupides avec un monarque et un régime communiste. Les deux dernières décisions contre les allemands ont été la<br /> baisse de la TVA sur la restauration (3 milliards d’euros) et la guerre en Lybie (1 milliards d’euros). C’est malheureusement le cas dans les familles on s’aime bien mais on n’a pas la même<br /> approche des choses et je pense que les français ne comprennent que lorsqu’ils sont au pied du mur. Il y a à peine un an on parlait à peine de la dette dans les foyers français.<br /> <br /> Je pense que les allemands nous poussent jusque dans nos retranchements pour faire comprendre aux politiques que cela ne peut plus durer et que les grandes ambitions des monarques sont<br /> révolues….mais ils vont finir par céder sur la BCE puisque effectivement c’est de cela qu’il s’agit. Encore que les allemands peuvent tres bien créer une zone Euro DM sachant qu’ils ont poussé leur<br /> pions vers l’est et la Russie.<br /> La politique energétique de la France , la formation des jeunes avec l’apprentissage sont encore des sujets sur lesquels on n’a pas progressé et laissé des écolos s’en emparer face à une pensée<br /> unique.<br /> <br /> Pour ton info, j’ai visité la salle du jeu de paume à Versailles ce WE. La conférencière nous disait que la guerre d’indépendance des Etats Unis avait couté l’équivalent de 4 années du budget de la<br /> France. Cela n’avait pas empêché Louis XVI de se lancer dans cette aventure avec rien dans les caisses et je pense que le peuple était d’accord sur le principe sauf que ca s’est mal terminé pour<br /> certains. Il va y avoir de s choix déchirants comme les DOM TOM ou la defense ou le nombre de mandats politiques. ( On a nommé 5 senateurs de plus aux dernières elections). Il faudra pe faire un<br /> test de langue ( je ne sais pas comment Sarko et Angela arrive à discuter…)<br /> <br /> Je reste toujours positif suivant le proverbe chinois que c’est dans la difficulté qu’on pourra faire des reformes et revenir à un régime parlementaire et une obligation de résultat des politiques<br /> en supprimant les carrières politiques qui sont une plaie pour la démocratie moderne ( limitation à 10 ans tous mandats confondus) . Avec aussi la reforme de l’élection présidentielle où le peuple<br /> élit le Père Noël qui promet le plus de cadeau. Avec ces reformes on pourra parler à égalité avec nos voisins sans en plus leur donner des leçons avec un vrai consensus avec le peuple et tous les<br /> acteurs économiques.<br /> <br /> <br /> Par contre je suis très critique sur les fondamentaux de la « science dite économique » et de la légèreté avec laquelle l’Euro a été construit.<br /> <br /> NB Il y a plusieurs laboratoires européens la Belgique avec les Flamands et Wallons et aussi l’Italie qui est au bord de la rupture entre le nord et le sud.
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C
Cher Olivier<br /> <br /> Quelle hargne ! Quel fatras ! Il faut ignorer complètement les fondements de l’Europe communautaire pour sortir de telles contre-vérités : relis le manifeste « pour l’Europe » de Robert Schuman que<br /> je t’ai offert : tu verras que l’Europe créée par les Pères fondateurs était tout sauf le « machin », comme le disait de Gaulle de l’ONU, que tu accuses de tous les maux.<br /> Qu’elle n’était pas destinée à abolir les frontières auxquelles tu tiens tant, mais à en faire un lieu d’échange et non d’affrontement.<br /> Qu’elle était ouverte à tous les peuples européens qui voulaient la rejoindre – et notamment aux peuples qui avaient le plus souffert de la guerre – et à ce titre, l’adhésion de la Grèce était donc<br /> parfaitement justifiée, comme le sera demain celle de la Serbie. Mais pas de la Turquie, qui est loin de satisfaire tous les critères et ne sert que d’épouvantail à l’usage de Marine le Pen et<br /> autres islamophobes patentés.<br /> Qu’elle était fondée sur l’idée chrétienne de la démocratie – non pas d’un christianisme sclérosé par les dogmes - mais de celui qui est à l’origine de la démocratie occidentale, telle que définie<br /> par les Droits de l’Homme, et donc sorti de l’alliance mortelle du trône et de l’autel grâce à l’esprit des Lumières. Et donc qu’un pays qui ne se reconnaît pas dans cette conception des Droits de<br /> l’homme, comme la Turquie, n’y avait pas sa place. « La démocratie sera chrétienne ou ne sera pas », dit Schuman.<br /> Qu’elle n’avait pas vocation à devenir une superstructure étouffante et liberticide, mais au contraire un cadre dynamique qui permette aux peuples d’unir leurs forces, leurs atouts et leurs<br /> talents.<br /> <br /> Que l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui ne corresponde pas à cet idéal, c’est malheureusement évident. La faute en remonte à 1973, quand on a accepté d’y faire entrer la Grande-Bretagne, qui<br /> ne partageait pas du tout ces objectifs, et voulait faire de l’Europe une simple zone de libre-échange, ouverte à tous les vents, ce qu’elle est devenue aujourd’hui, avec la complicité des<br /> gouvernements de l’Union, malgré « l’appel de Cochin » lancé en 1978 par Chirac, dans lequel il dénonçait déjà la dérive libre-échangiste de l’Union. Depuis son entrée dans ce qui était alors la<br /> CEE, la Grande-Bretagne n’a jamais joué le jeu ; elle a systématiquement sapé les fondements de l’Europe et s’est constamment opposée au renforcement des institutions. Elle a clairement poussé à<br /> accélérer l’élargissement de l’Union,, car elle savait qu’il serait alors beaucoup plus difficile d’en faire un ensemble intégré à 27 qu’à 12 ou 15. Et il est clair qu’aujourd’hui, la City joue<br /> contre l’Euro, qui a déjà détrôné la Livre en tant que 2de monnaie d’échange internationale.<br /> <br /> Est-ce une raison pour jeter le discrédit sur l’Union, la Commission , le Parlement, et tout ce que l’Union représente aujourd’hui ? Ce serait une grave erreur. L’Europe est loin d’être parfaite,<br /> mais à partir aveuglément en guerre contre elle comme tu le fais, à la suite de Marine le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et tous les démagogues qui en ont fait leur fonds de commerce par ce qu’ils<br /> n’ont rien d’autre à proposer que de détruire ce qui existe, on commet un crime contre la paix, contre la France, contre la démocratie, contre notre civilisation.<br /> Fort heureusement, les Allemands en sont conscients et vont, je pense, sauver l’Euro et donc l’Europe, et permettre ainsi à la France et à d’autres d’entrer enfin dans une politique financière et<br /> budgétaire plus raisonnable. N’oublie pas que c’est grâce à l’Europe, et sous la pression de » Jacques Delors, que Mitterrand a été contraint d’abandonner en 83 la politique suicidaire lancée en<br /> 81, que c’est encore grâce à elle que nous devons remettre en cause cette politique du gâchis des deniers de l’État inaugurée en 1981 et toujours en vigueur. S’il n’y avait pas eu l’Europe, s’il<br /> n’y avait pas les règles de Maastricht, nous serions aujourd’hui dans la situation de la Grande-Bretagne, avec une remise en cause radicale de la protection sociale, et une situation bien plus<br /> explosive que celle que connaît Cameron.<br /> <br /> Lis donc le manifeste de Schuman avant de partir en campagne bannière à fleur de lys au vent. Tu me feras plaisir.
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O
Cher Papa,<br /> <br /> Je comprends ton inquiétude mais ce qui se passe n'est-il pas le prix à payer pour que l'Europe de demain sorte des dogmatismes utopiques qui l'ont menée à la débâcle actuelle?<br /> Tu ne cesses de convoquer, avec raison et légitimité me semble-t-il, les Pères de l'Europe à la rescousse de ton argumentaire pro-européen.<br /> Mais honnêtement, crois-tu vraiment que les Schuman et de Gasperi auraient par exemple accepté l'enrôlement de la Grèce, et demain peut-être celui de la Turquie, dans l'union européenne? Allons<br /> donc! L'Europe dont ces Pères ont rêvé se devait d'être un ensemble politique et économique fort et pacifié pour faire face aux défis de la nouvelle donne mondialisée. Pour se faire, elle devait<br /> rester fidèle à sa culture judéo-chrétienne, à sa mentalité occidentale et aux idéaux patriotiques, aux génies particuliers des nations qui la composent. Elle devait se limiter à un très petit<br /> nombre d'états en renforçant autour de ce noyau les liens priviligiés et les partenariats avec nos voisins slaves et méditerranéens (européens s'entend). Elle devait se protéger en adoptant dans un<br /> premier temps un protectionnisme économique raisonné, afin de lui laisser le temps de devenir une puissance concurrentielle, et ensuite s'ouvrir partiellement à une économie de marché ciblée, avec<br /> préférence européenne envers les Etats voisins de ce noyau.<br /> Or, que constatons-nous?<br /> Que depuis le Traité de Rome, l'Europe a creusé sa propre tombe avec un fatalisme aussi méticuleux qu'effrayant:<br /> . au lieu de se concentrer sur les pays forts, elle a fait la course à l'accueil de nouveaux membres en les draguant comme pour leur faire rejoindre le club Dial. Elle leur a promis monts et<br /> merveilles qu'il reviendrait, bien entendu, à la génération suivante de financer. On voit où cela a mené la Grèce, Bengladesh de l'Europe: corruption, défaut de paiement, désespérance du peuple,<br /> situation au bord de la guerre civile. Beau cadeau que de leur avoir offert l'Euro! Selon toute vraisemblance, la Grèce va se retrouver catapultée hors de la zone Euro et le montant de sa dette en<br /> drachmes va tripler, jetant les gens dans la misère et le chaos: belle mise en oeuvre du rêve des Pères fondateurs, en vérité... Les années 90 ont été dans cette course un véritable concours à la<br /> surenchère: tous les politiques voulaient entrer dans l'histoire en ayant favorisé l'intégration de nouveaux impétrants au club du désastre. Jusqu'à Chirac lui-même, qui du temps où il faisait<br /> encore semblant d'être de droite refusait catégoriquement l'entrée de l'Espagne (!)alors qu'il se fit tout soudain le chantre le plus zélé du rapprochement des rivages du Bosphore, devenant le<br /> Grand Mamamouchi moqué avec talent par Philippe de Villiers dans l'un de ses meilleurs pamphlets.<br /> . au lieu de faire de l'espace communautaire européen un lieu de rencontre entre les particularismes nationaux pour mieux les dépasser, en commençant par faire l'Europe de la cuture par exemple, on<br /> a voulu intégrer la gouvernance politique dans le dos des peuples, élégante façon de dire aux gens "de toute façon les 2 guerres mondiales ont montré que vous êtes trop bêtes pour vous unir, donc<br /> nous allons décider de le faire à votre place". Gravissime erreur! Quel Européen peut donc aujourd'hui se reconnaître dans le gouvernement bruxellois? Qui donc peut se sentir représenté par une<br /> cohorte d'anonymes payés par le contribuable, élus dans l'indifférence générale et pourtant dépositaires d'un pouvoir confisqué en catimini à feu les instances nationales qui ne leur survivent que<br /> pour faire de la figuration? Quel citoyen européen pourrait donc se prévaloir d'avoir compris et accepté en pleine connaissance de cause les effroyables monstres de bureaucratie que furent les<br /> traités de Maastricht et de Lisbonne? Lui aurait-on expliqué le commencement du début de ce que les dits traités allaient confisquer de souveraineté à son pays qu'il se serait arrêté à la page 3,<br /> et serait descendu dans la rue pour en réclamer l'abrogation pure et simple! D'ailleurs les gens ne sont pas si bêtes. En 1992, peut s'en fallut que je puisse voter puisque je n'attrapai mes 18 ans<br /> qu'en novembre. Loin d'avoir le bagage politique que je possède aujourd'hui; et alors qu'il est bien connu que l'on vote généralement comme ses parents lorsqu'on est très jeune, je puis affirmer<br /> sans détour que j'aurai certainement déjà voté NON des deux mains. Parce que confusément, je sentais que Mitterrand était là en train de dépecer la France, pour tenter de se racheter une conscience<br /> afin de faire oublier son passé d'homme de la révolution nationale. C'était une mise aux enchères de ce qui nous restait de cher et de particulier, après avoir offert le sinistre droit du sol aux<br /> hordes d'envahisseurs. Ce que j'ai moi compris tôt, d'autres l'ont réalisé héla trop tard: le non de 2005 était un baroud d'honneur, mais il fit comprendre aux Giscard et Chirac que les Français ne<br /> voulaient plus de leurs chimères et de leur grand rêve multicommunautaire. Le souvenir d'un belle claque dans la gueule, quand même.<br /> . l'Europe de Bruxelles a enfin voulu, et c'est là sa plus tragique confusion, mettre en toute chose la charrue avant les boeufs. En racolant les élites mondialisées à sa cause pseudo fraternelle,<br /> elle a voulu outrepasser les prérogatives inaliénables des nations qui en faisaient le ciment pour fusionner le politique, l'économique et le juridique avant de se doter de l'essentiel: la<br /> légitimité populaire. Qu'est-ce donc qu'un Etat dont les citoyens ne se reconnaissent pas membres?. Un bidule n'a pas d'âme et tôt ou tard, les gens qui n'en trouvent pas la sortie le cassent pour<br /> retrouver l'air frais.<br /> L'Europe agonise et tout le monde s'en fout. A qui la faute? A ceux qui ont commencé la construction de la maison par faire les murs de 27 pièces dont 2 ou 3 seulement ont un toit et des fenêtres<br /> double vitrage. Survienne la tempête -on y est- et il flotte dans le salon, les plâtres se désagrègent et la moquette pourrit. Les promoteurs se sont bien engraissés et sont partis vers d'autres<br /> chantiers, tandis que dans les pièces de ce HLM surréaliste, on commence à regretter l'époque où chaque cabane permettait d'être au chaud puisque ses habitants en avaient choisi l'architecte.<br /> Je terminerai cette petite réflexion en déplaçant le sujet vers la sphère philosophique. Il n'y a, à bien examiner l'histoire humaine, qu'une manière d'imposer à des peuples différents un destin<br /> commun, et cette manière, c'est la force hégémonique, autrement dit la colonisation des empires. Avec le 3ème Reich et l'Union soviétique, on a vu ce à quoi l'impérialisme version moderne pouvait<br /> mener en termes de négation de l'humanité. On comprend d'autant mieux que les Pères de l'Europe aient souhaité ouvrir une autre voie. Force est malheureusement de constater que la mondialisation a<br /> eu raison de leur rêve, pour une raison essentielle: les Européens occidentaux ont cessé de se penser comme une puissance civilisatrice hégémonique. Ils n'ont plus rien à exiger du monde et<br /> s'excusent en rampant de l'avoir dominé pendant 10 siècles. Comment s'étonner que d'autres s'emparent de leurs anciennes prérogatives sans le moindre scrupule?<br /> Repensons donc une autre Europe. Pas l'Utopia rêvée par les bobos soixante-huitard qui ont vu dans la construction européenne le laboratoire de leurs délires insensés d'abattage des frontières, des<br /> races et des cultures: force est de constater que celles-ci leur résistent. Les bobos se sentent vieux et le vent tourne: le pathétique courant des Indignés ne prend guère que dans les pays dont la<br /> génération de nos parents n'a pas encore eu le loisir de faire sa révolution bourgeoise au Quartier Latin...<br /> Refondons une Europe qui cesse de trahir ses racines, qui sache enfin qui elle est, à qui elle doit et d'où elle vient, qui se respecte elle-même et oeuvre enfin, et sans complexe, dans le sens de<br /> ses intérêts. Quittons la repentance, flanquons dehors les lobbies homo, écolo, féministes et j'en passe qui minent Bruxelles de l'intérieur. Que le peuple s'exprime: lui n'a aucune envie de voir<br /> ses enfants sur un char de la gay pride, ses femmes déguisées en chiennes de garde et des éoliennes au Mont St Michel et sur la Porte de Brandebourg.<br /> Europe, réveille toi! Ils sont devenus fous...<br /> <br /> Olivier
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M
cher ami<br /> tant que nos politiques, pour être au pouvoir et tenter d'améliorer la situation, sont containts à ne penser qu'à leur réelection, aucune décision efficace ne sera possible... leur mandat est trop<br /> court et la contestation prime... Michel
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